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Chronologie 4 (du 7 janvier 2021 au 1er avril 2021)

Chronologie des mesures prises par le gouvernement japonais pour lutter contre la propagation du Covid-19

Par Adrienne Sala
mise à jour le 16/04/2021

 

Nombre de tests PCR effectuésNombre de cas positifs par jour
Évolution des cas positifs et des test PCR du 24 janvier 2020 au 1er mars 2021.
https://www.mhlw.go.jp/stf/covid-19/open-data.html (dernière consultation le 4 mars 2021).

 

Le 7 janvier 2021, le gouvernement déclare l’état d’urgence sanitaire, appliqué à partir du 8 janvier jusqu’au 7 février pour les départements de Tokyo, Saitama, Chiba et Kanagawa. Il est demandé aux citoyens de réduire les sorties après 20h, l’organisation d’événements est soumise à plusieurs restrictions (limite du nombre de personnes, etc.), les horaires d’ouverture des restaurants et les bars sont limités à 20h, le télétravail est encouragé dans l’objectif de diminuer les déplacements domicile-travail de 70%. Les crèches, les écoles maternelles, primaires, collèges et lycées restent ouverts.

Le 13 janvier, le gouvernement annonce l’extension de l’état d’urgence aux départements de Tochigi, Gifu, Aichi, Kyoto, Osaka, Hyogo et Fukuoka jusqu’au 7 février.

Le 2 février, l’état d’urgence est levé pour le département de Tochigi, mais maintenu dans les autres départements jusqu’au 7 mars. Selon le rapport publié par la sous-commission (voir rubrique « publications officielles »), les mesures appliquées dans le cadre de l’état d’urgence ont permis de diminuer le nombre des nouveaux cas de contamination. L’analyse des facteurs de hausse des nouvelles contaminations montre qu’ à la fin de l’année les messages de prévention n’ont pas été suffisamment diffusés auprès des citoyens par le gouvernement central et les gouvernements locaux. La déclaration de l’état d’urgence a contribué à élever la perception du risque des citoyens. La compréhension et l’acceptation des mesures et des contraintes, ainsi que la coopération des citoyens sont de nouveau mentionnés comme étant des facteurs majeurs de la baisse du nombre des contaminations. L’importance de diffuser une communication du risque par l’intermédiaire de différents médias est de nouveau mentionnée.
Bien que le nombre des déplacements et des sorties nocturnes aient diminué, la fréquentation des restaurants et des lieux publics reste élevée les midis, les après-midis durant les jours fériés et les week-ends. Il est vivement demandé au gouvernement de communiquer auprès des citoyens sur la nécessité de réduire toutes les sorties, et pas uniquement en soirée.
Il est également demandé aux préfectures de renforcer le système de surveillance pour identifier les souches mutantes du virus en coopération avec le gouvernement central. Plus précisément, les membres de la sous-commission demandent aux gouverneurs locaux de continuer de mener des enquêtes épidémiologiques actives pour identifier le plus tôt possible les cas de variant. La collaboration interdépartementale est également fortement encouragée. Il est nécessaire de communiquer rapidement et de manière précise auprès des citoyens sur les résultats issus de ces enquêtes. Des mesures de contrôle renforcé doivent être appliquées pour les personnes en provenance d’autres pays et l’ensemble des informations doit être communiqué aux gouverneurs locaux.
Les clusters identifiés dans les restaurants et les bars ont diminué, néanmoins les clusters identifiés dans les établissements de soin pour seniors continuent d’augmenter. Il est demandé au gouvernement central de coopérer avec les gouverneurs locaux pour augmenter les tests des membres du personnel soignant des établissements de soins pour seniors, tout en veillant à ne pas augmenter la charge de travail des centres de santé. L’organisation sous l’égide du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales d’un groupe de travail spécifique pour prévenir l’augmentation des contaminations dans ces établissements est fortement recommandé. Enfin, le gouvernement central continue de soutenir les établissements hospitaliers au niveau local conformément au contexte de « crise ».

Le 9 février, le rapport de la 24ème sous-commission mentionne les changements liés à la révision de la loi sur les mesures spéciales contre la pandémie grippale pour introduire « des mesures prioritaires pour prévenir la propagation des maladies infectieuses ». Une sanction est notamment prévue en cas de non-respect de ces mesures ne dépassant pas 300 000 yens. Les gouvernements locaux et le gouvernement central doivent prendre des mesures de soutien financier pour les acteurs économiques, les établissements médicaux ainsi que le personnel médical et soignant. L’État doit soutenir financièrement les mesures qui doivent être prises par les gouverneurs locaux. Les membres du « Conseil pour la promotion des contre-mesures contre la grippe pandémique » rapportent directement au Cabinet du premier ministre. La loi sur la quarantaine sera également révisée. La coordination entre gouvernement central et local est renforcée pour le partage des informations via les centres de santé publics. Une sanction est introduite (jusqu’à 500 000yens) en cas de non-respect de mesures d’hospitalisation sans raison justifiée (y compris sortie non autorisée de l’hôpital). Il est désormais possible d’ordonner aux personnes atteintes de maladies infectieuses de se soumettre aux enquêtes épidémiologiques s'ils ne coopèrent pas sans raison valable.

Le 25 février, les membres de la 25ème sous-commission mentionnent le risque qu’une fois l’état d’urgence levé, la perception du risque diminue entrainant un changement dans les comportements préventifs des individus laissant entrevoir une nouvelle hausse des contaminations. Il est donc nécessaire qu’une fois l’état d’urgence levé les gouvernements locaux et le gouvernement central continue de maintenir un haut niveau de coordination et de leadership. Compte tenu des incertitudes liées à la propagation des souches mutantes du virus et de l’ampleur que représente l’application des campagnes vaccinales, il est fortement recommandé aux citoyens de continuer d’appliquer individuellement les mesures préventives : choisir des restaurants en fonction de leur respect des mesures barrières (aération, distance entre les tables, cloison entre les tables, etc.), éviter de parler fort, porter un masque, réduire le temps du repas, etc., éviter des rassemblements de plus de 4 personnes lorsqu’il s’agit de personnes en-dehors du cercle familial.

Le 5 mars, le nombre des nouvelles contaminations continue de diminuer (5 sur 100 000 pour la semaine précédente au niveau national / 13 sur 100 000 à Tokyo), néanmoins le rythme de baisse a ralenti depuis la mi-février (RO est 0,84 le 14 février). Le nombre de personnes hospitalisées, de personnes gravement malades, de décès et de personnes sous traitement continue de diminuer. Cependant, on observe une nouvelle hausse des cas pour lesquels les sources de contamination et la localisation des foyers de contamination ne sont pas identifiés, ainsi qu’une hausse de la propagation des variants.
Les flux de déplacement ont repris, notamment en soirée et la nuit, en particulier dans les centres urbains. La diminution des nouvelles contaminations est globalement plus lente dans les zones urbaines. La diffusion des nouvelles souches de virus laisse présager d’une augmentation du risque liée à un relâchement des mesures de contrôle au niveau local et central, et par conséquent individuel. Les mesures suivantes sont préconisées pour réduire le nombre des contaminations sur la base des informations issues des enquêtes épidémiologiques au niveau local et régional :

  • Communication coordonnée et message unifié entre le gouvernement central et les gouverneurs locaux sur les mesures et les comportements à suivre au niveau individuel des citoyens pour réduire les risques de contamination.
  • Prévenir la prochaine vague par la vaccination, le renforcement des mesures contre les variants et la mise en place d’un système d'alerte précoce.
  • Renforcer les enquêtes épidémiologiques proactives.
  • Continuer d’appliquer des contre-mesures dans le secteur de la restauration et des services plus généralement.  
  • Améliorer le système de soins médicaux (plus de flexibilité).
  • Augmenter le nombre de tests (contrôle périodique du nombre de tests réalisés par les gouverneurs locaux).
  • Détection précoce des personnes infectées par des variants, identification des personnes contact et des sources d’infection.
  • Accroître la R&D sur ces variants.

Le 18 mars, le compte-rendu de la sous-commission fait état d’une baisse continue du nombre des nouvelles contaminations grâce à la coopération entre les citoyens et les entreprises, néanmoins, on observe une nouvelle hausse des cas à Osaka, Hyogo, Kyoto et Fukuoka, surtout auprès des jeunes. Le nombre de contamination causée par un variant a augmenté dans le Kansai. De nouveaux cas sont également en hausse à Miyagi et Okinawa (14 et 13 sur 100 000) en particulier chez les seniors. Il existe un risque que les variants se propagent plus rapidement. A Tokyo, le nombre de cas non identifiés est en hausse. Il semblerait qu’un rebond ait débuté dans les zones urbaines, notamment dans la région du Kinki.  

Le 1er avril, le sous-comité consultatif pour les politiques de lutte contre la propagation de la Covid19 remplace la précédente sous-commission, organisée du 6 juillet au 25 février 2021 (voir « publications officielles »). Le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a analysé et évalué la situation épidémique en prenant en considération la charge qui pèse sur le système de soins et de santé publique. Afin d’éviter une nouvelle propagation de l'infection, « les mesures prioritaires pour éviter la propagation de l'infection » seront mises en œuvre à partir du 5 avril jusqu’au 5 mai 2021 dans des zones spécifiques. Une augmentation des lits d’hôpitaux est anticipée. La coordination entre les municipalités et les gouvernements locaux est renforcée via les centres de santé pour faire face à la diffusion des variants. La prise en considération de ces nouveaux variants est nécessaire pour élaborer des mesures de prévention, d’hospitalisation et de sortie d’hospitalisation, mieux adaptées.

 

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